Mes 10 astuces pour ralentir le rythme

Photo d'une jeune femme qui regarde sa montre sur Swanee Rose Le Blog

Le choix de ralentir le rythme c’est reconnaître que le temps est neutre. C’est surtout avoir la lucidité de reconnaître qu’on s’y prend mal pour gérer ce magnifique capital offert par la vie. Lassée de m’entendre dire (souvent) : « Je n’ai pas le temps », j’ai mis en place une batterie d’attitudes pour apprivoiser le Temps.

Beaucoup de gens autour de moi répondent souvent à une demande ou une invitation par : « Désolé mais là je n’ai pas le temps » ou « Cette semaine, ça va être compliqué, je n’ai pas le temps. » Je faisais la même chose. Aussi, je me suis demandée pourquoi certaines personnes disent que le temps passe trop vite (le week-end par exemple) alors que d’autres trouvent que dans certaines situations c’est trop long.

On est d’accord que la durée absolue d’une heure ou d’une journée est strictement la même pour tous. C’est bien donc une question de perception du temps qui fait qu’on trouve qu’il passe trop vite ou qu’on le perd.

Parce qu’il est urgent de ralentir au risque de se faire essorer par le rythme de notre époque, je vous invite à adopter 10 attitudes pour vous réapproprier votre temps.

1- Faire une chose à la fois

Pour éviter de laisser filer le temps, on se consacre à une chose à la fois.

C’est la recette de la méthode Ivy Lee dont je vous ai déjà parlé ici. Faire plusieurs choses à la fois est le meilleur moyen pour passer plus de temps que prévu sur la tâche principale.

Par exemple, vous avez 30 minutes pour terminer un reporting sur Excel. C’est jouable, vous connaissez votre timing. Arrive une notification e-mail. Vous ne pouvez pas résister et vous ouvrez le message un peu long avec des photos jointes d’un nouveau projet. La curiosité vous pousse à télécharger les images, elles sont superbes. Vous répondez brièvement à votre expéditeur en lui proposant d’en reparler. Et là, vous pensant très disponible à ce moment-là, il vous rappelle. Le temps de lui expliquer que vous avez un reporting à terminer en urgence, vous consultez votre agenda et lui calez un RDV téléphonique en fin de journée. Vous venez de perdre 10 minutes soit un tiers du temps destiné initialement à votre reporting. Le temps de vous y remettre, vous allez avoir l’impression que le temps vous file entre les doigts.CQFD

2- Agir en pleine conscience

Liée à la précédente, cette attitude s’appuie sur la concentration.

Quand on fait quelque chose, on est à fond dedans. On visualise les résultats. On analyse les causes, on anticipe les conséquences. On est exactement et exclusivement à ce que l’on fait. Eviter de s’éparpiller dans ses pensées est un bon moyen pour développer sa conscience du temps.

3- Ne pas opposer de résistance à ce qui se passe

Le temps est neutre. Il n’a pas de sentiment à notre égard. Il n’essaie ni de nous contraindre, ni de nous aider. C’est notre perception, nos pensées qui nous influencent pour nous faire croire que le temps joue en notre faveur ou pas. Une fois ceci admis, il est inutile de lutter en permanence contre le temps. Faire rentrer deux journées en une genre quand on rentre de congés et qu’on cherche en un ou deux jours à régler toutes les instances est contreproductif et chronophage. Je dis STOP.

4- Faire avec le temps que j’ai et non celui que je voudrais avoir

Le plus serein est plutôt d’apprivoiser le temps. Il faut apprendre à accepter de ne pas pouvoir faire tout ce qu’on voudrait dans une journée ou une semaine. Alors on priorise ce qui implique parfois de reporter certaines choses. Puis on se réserve des espaces de respiration. C’est aussi du temps mais du temps pour soi. Des coupures pour s’aérer le cerveau, des pauses pour penser à soi, se féliciter d’avoir déjà fait toutes les tâches terminées ou des breaks juste pour se dire qu’il ne sert à rien de courir contre le temps.

5- Réfléchir avant d’agir

Se demander pourquoi on fait les choses avant d’entreprendre quoi que ce soit autorise une sélection libératrice. On s’impose souvent des contraintes qui, si on y réfléchit sérieusement, sont totalement inutiles. Alors on les oublie et c’est du temps et de l’énergie de gagnés.

6- Changer sa perception

La perception de l’urgence des tâches à réaliser doit être repensée. Au lieu de se projeter toujours dans un futur plus ou moins proche, on essaie de rester dans l’instant présent. On accueille les circonstances avec attention et calme.

Inutile de se demander ce qu’on fera quand on aura terminé, commençons par terminer. On évite aussi de se mettre la pression en disant « Quand j’aurai fini, je dois faire ça et ça ».Quand vous aurez fini, vous aurez toujours autre chose à faire donc inutile de le dire. Puis transformer le « Je dois faire » en « Je veux faire » allège la perception de contrainte. Votre temps vous en sera reconnaissant.

7- Trouver son propre rythme

Il faut comprendre qu’on a chacun son rythme. Alors au lieu de suivre le rythme que l’on croit devoir s’imposer, on établit son propre rythme.

Selon que vous êtes du soir ou du matin, c’est à vous décider de vous poser calmement pour telle ou telle activité. Je prends l’exemple d’un trajet en voiture Toulouse-Marseille. Un ami vous dit qu’il fait ça en 4 heures. Ne vous sentez pas obligé de faire ce trajet dans le même laps de temps parce que votre rythme vous appartient selon ce que vous prévoyez pour ce trajet.

Mon rythme, c’est celui qui me permet de faire les choses comme je l’entends, au moment où j’en ai envie. Ce n’est pas de copier/coller le rythme de quelqu’un d’autre qui n’a pas forcément le même rapport au temps que moi.

8- Savoir dire non

Ici, j’ai appris à faire preuve d’égoïsme salutaire. Le Non, c’est un peu comme la pédale d’embrayage de votre voiture. Soit on dit Oui à tout et on reste le pied sur la pédale d’accélérateur. Soit on apprend à dire Non et on s’accorde de débrayer de temps en temps.

9- Poser ses limites

Tout d’abord, j’ai accepté qu’on ne pouvait pas faire plaisir tout le temps à tout le monde. Ensuite, je fais la différence entre l’immédiatement essentiel (dans le temps ou dans le contenu) et le nécessaire reportable et je regroupe par catégorie pour optimiser les outils. Enfin, je remplace le forcing par le remplacement. Plutôt que de faire rentrer à tout prix une tâche là où il n’y a pas la place pour un fil à coudre, soit je la programme un autre jour, soit je la substitue à une autre.

10- Décider du temps que doivent prendre les choses

Une tâche ne doit vous prendre que le temps que vous voulez bien lui consacrer. C’est juste la base.

Si je décide que je consacre 45 minutes à faire mes courses, je les fais en 45 minutes. J’ai préparé ma liste, visualiser mon parcours dans le magasin, anticipé la file d’attente. Si je vois que ma liste s’allonge dans tous les sens et que ce risque d’être juste en 45 minutes, je priorise. Et ça marche pour tout ce qui dépend de moi. Pour des tâches professionnelles, je minute avec l’application PomoDoneApp de Chrome. Ça apprend la rigueur et je gagne en temps et en efficacité.

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