Gérer sa colère

Apprendre à canaliser sa colère

Nos pensées ne sont pas notre réalité

En lisant récemment cette affirmation, je me suis mise à réfléchir aux émotions négatives engendrées par mes pensées et qui envahissent le plus régulièrement ma vie de tous les jours. La colère, la déception et la culpabilité sont arrivées en tête. J’ai pris conscience que ces émotions négatives prenaient trop de place ou du moins que je leur accordais une place qu’elles ne méritaient pas d’occuper. Aussi, me suis-je demandée d’où venaient ces émotions et comment apprendre à gérer à travers de petits exemples de mon quotidien. Ce billet va traiter de la première émotion négative dans ma liste : la colère.

Pourquoi se met on en colère?

Souvent, vous m’entendrez dire  » Ça me rend folle !! « . Ce sous-entendu est en fait l’expression d’un sentiment de colère face à une situation, un propos, une attitude qui me met hors de moi. Déjà, le décor est planté avec les mots « folie » et « hors de moi ». Je sors de ma zone de contrôle ce qui a le don de m’énerver encore un peu plus.

En observant de plus près la cause qui a provoqué ma colère, je me rends compte qu’un de mes choix, une de mes volontés n’ont pas été respectés. Du coup, l’enchaînement des choses n’est pas celui que j’avais espéré. Donc ça me met en colère.

Mes coups de colère dans la vie courante

Pour mieux comprendre cette montée de moutarde au nez, je vais prendre un exemple dans lequel je me retrouve (et vous aussi certainement) sans difficulté.

Coup de colère dans ma voiture

Je roule tranquillement quand un véhicule (ou plutôt son conducteur) me grille la priorité dans un rond-point. Je pile sec. Après un éclair de seconde où je me suis vue emboutie par le véhicule en question, je redémarre en fulminant comme Zeus sur le mont Olympe. Je traite le conducteur (ir)responsable de tous les noms d’oiseaux exotiques, je m’en prends à sa méconnaissance des règles de priorité dans les rond-points. Je dénonce son incapacité, son âge, la marque de sa voiture, son pays ou département d’origine bref je déraisonne car je mélange un peu tout. Je n’oublie rien dans ma colère à responsabiliser le chauffard. Je continue encore quelques minutes à parler seule à haute voix ou à prendre à témoin mon passager. J’arrive énervée à mon rendez-vous professionnel, pas du tout détendue. Je parle plus sèchement, le sourire en option. Je décline l’offre d’un café (je suis assez énervée). Je suis moins concentrée que d’habitude, je le sens et ça se voit.

En me repassant le film de cette émotion de colère qui a déchaîné propos échauffés et énervement avec comme résultat le sentiment de ne pas avoir mené mon rendez-vous aussi professionnellement que d’habitude, je me suis posée une question. Et si j’avais décidé de ne pas me mettre en colère ? Oui mais comment ?

Comment gérer ma colère

Tout simplement en me disant que la peur d’un accrochage et mon attente du respect du Code de la Route par tous ont provoqué cette réaction de colère.

Pour la peur de l’accrochage, je me suis projetée le film de ma voiture cabossée et de tous les désagréments que cela entraîne. Or, il n’y a pas eu d’accrochage. Je me dis que gérer le moment présent de l’incident consistait à être vigilante, avoir de bons réflexes pour freiner à temps et ne pas rester ensuite bloquée dans le rond-point. Ce que j’ai fait. Inutile que l’anticipation de ce qui aurait pu être entraîne une réaction en chaîne colérique.

Quant à mon attente du respect du Code de la Route, je peux exiger de moi-même de le respecter mais je n’ai pas le super-pouvoir de faire que tous le respectent ou le connaissent en toutes circonstances. J’ai donc le choix sur la base de ce raisonnement de ne laisser à personne le super-pouvoir de me mettre en colère dans ce type de situation.

Match gagnant contre la colère

Après un coup de colère, je me sens frustrée quand je réalise que je n’ai pas pu et/ou pas su l’empêcher. Je me dis, a posteriori que j’aurais pu éviter, que cela ne valait pas la peine de me mettre en colère pour si peux. J’imagine une autre réaction qui m’aurait éviter de rentrer dans le cercle vicieux Colère < Frustration < Déception.

Aussi, quand je réussis à mettre en place une attitude alternative appuyée sur la raison et non l’impulsion, que je réagis avec fermeté mais dans le calme, que je reste dans la réaction positive vs l’immédiateté non maîtrisée, je respire un grand coup et je me dis que j’y suis arrivée. J’ai non seulement éviter le coup de chaud mais en plus j’impulse un cercle vertueux. Je suis satisfaite d’avoir réagi de manière adéquate. Je me dis que la colère n’aurait rien apporté, que mon énergie et ma concentration tout entières me seront d’un meilleur usage lors de mon rendez-vous. C’est que j’appelle la théorie de la boule de pissenlit (à découvrir ici).

A très bientôt !

Un abbraccio

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